Maquillage de clown : Vaincre sa phobie !

Maquillage de clown : Vaincre sa phobie !

Carlita Gomez

Maquillage

Il y a quelques jours, j’ai reçu une invitation pour un événement Halloween avec thématique cirque horrifique. La simple idée de voir des personnes maquillées en clown m’a provoqué des sueurs froides. Cette peur irrationnelle, je l’ai depuis l’enfance et elle me suit comme une ombre. Après avoir vidé un énième panier d’achats beauté sans oser commander le kit de maquillage festif, j’ai décidé qu’il était temps d’affronter mes démons colorés. Voici mon parcours pour comprendre et vaincre cette phobie qui touche plus de personnes qu’on ne le pense.

La coulrophobie : comprendre l’origine de la peur des clowns

La coulrophobie – terme dérivé du grec ancien « coulro » désignant les acrobates sur échasses – représente cette terreur irrépressible que j’éprouve face aux clowns. Bien que non officiellement reconnue comme trouble anxieux dans les classifications médicales, elle provoque chez moi des réactions totalement disproportionnées.

J’ai longtemps cru être la seule à trembler devant ces personnages censés divertir. Pourtant, cette phobie est bien plus répandue qu’on ne l’imagine. La théorie de la vallée dérangeante, formulée par Masahiro Mori en 1970, explique parfaitement ce malaise : les visages humains légèrement déformés déclenchent un sentiment d’inconfort instinctif. Le maquillage excessif du clown crée justement cette distorsion troublante.

L’aspect le plus perturbant reste sans doute cet anonymat inquiétant. Sous ces couches de fond de teint blanc et ces sourires démesurés se cache une vraie personne dont les intentions demeurent mystérieuses. Comme lorsque je teste un nouveau masque facial opaque qui me transforme temporairement en créature méconnaissable – sauf que le clown, lui, exploite délibérément cette transformation.

Facteurs contribuant à la coulrophobieImpact psychologique
Maquillage exagéré et expressions figéesDéclenchement de la « vallée dérangeante »
Dissimulation de l’identité réelleMéfiance et incertitude des intentions
Représentations médiatiques négativesAssociation à la violence et au danger
Expériences traumatisantes d’enfanceConditionnement durable à la peur

Du Pierrot mélancolique à Pennywise : quand la culture populaire nourrit nos cauchemars

Ma terreur des clowns s’est considérablement amplifiée après avoir visionné, par pur défi personnel, l’adaptation du roman « Ça » de Stephen King. Ce Pennywise au sourire carnassier a hanté mes nuits pendant des semaines. J’ai ensuite découvert que la représentation maléfique du clown avait une longue histoire culturelle.

L’image du clown effrayant s’est forgée à travers différentes œuvres qui ont marqué notre imaginaire collectif :

  • Le roman « Ça » de Stephen King (1986) et ses adaptations au cinéma
  • Le Joker dans l’univers Batman, incarnation du chaos et de la folie
  • Art le clown dans la franchise « Terrifier », dont le troisième volet est sorti en 2024
  • Twisty dans la série « American Horror Story », au visage mutilé
  • Les personnages inquiétants d’Orange Mécanique

Cette peur collective s’ancre aussi dans des histoires bien réelles. Joseph Grimaldi, considéré comme le père du clown moderne, menait une vie personnelle marquée par la dépression et l’alcoolisme – sombre contraste avec son personnage jovial. Plus troublant encore, Jean-Gaspard Debureau, célèbre pour son interprétation de Pierrot, a tué un jeune garçon dans un accès de colère.

Le cas le plus glaçant reste celui de John Wayne Gacy, tueur en série américain qui se produisait comme « Pogo le clown » dans des hôpitaux pour enfants. En 2014, le phénomène des « creepy clowns » a ravivé cette terreur quand des individus déguisés terrorisaient des passants dans plusieurs pays.

Maquillage de clown : Vaincre sa phobie !

Face au maquillage qui terrifie : symptômes et techniques pour surmonter la coulrophobie

Ma coulrophobie se manifeste par une constellation de symptômes physiques. Mon cœur s’emballe comme après un test de nouveau sérum activateur, ma respiration s’accélère, et une transpiration excessive apparaît – bien plus gênante que celle provoquée par ma crème hydratante estivale trop riche. Je deviens pâle, nauséeuse, et parfois incapable de respirer correctement.

Les réactions émotionnelles sont tout aussi intenses : crises de panique, pleurs incontrôlables, et parfois même des réflexes défensifs agressifs. J’ai renversé tout mon latte sur un ami qui avait enfilé un nez rouge par surprise – un réflexe dont je ne suis pas fière.

Pour surmonter cette peur paralysante, j’ai cherché plusieurs approches thérapeutiques :

  1. La désensibilisation progressive : J’ai commencé par regarder des images de clowns pendant quelques minutes chaque jour, augmentant graduellement mon exposition.
  2. La thérapie cognitivo-comportementale : Un travail sur mes pensées irrationnelles associées aux clowns m’a aidée à recadrer mes perceptions.
  3. L’expression verbale : Verbaliser mes craintes, comme je le fais dans mes critiques de produits beauté décevants, m’a permis de les dédramatiser.
  4. L’exposition guidée : Une progression douce vers des rencontres en personne, en commençant par des clowns au maquillage minimaliste.

J’ai notamment découvert l’efficacité de la verbalisation – parler ouvertement de cette phobie lui retire une partie de son pouvoir. Comme pour ce sérum anti-âge hors de prix qui semblait moins intimidant une fois critiqué ouvertement, ma peur des clowns s’est atténuée en l’exposant à la lumière.

Aujourd’hui, je peux regarder des photos de clowns sans panique immédiate. Mon prochain défi sera de tester ce fameux kit de maquillage Halloween sur moi-même, pour transformer cette phobie en une expérience créative. Après tout, si je peux tester des masques coréens aux ingrédients douteux sur mon visage, je devrais pouvoir apprivoiser quelques traits de crayon coloré et une touche de peinture blanche, non?

A propos de l'auteur :

Carlita Gomez

Carlita Gomez, c’est la voix (parfois un peu trop honnête) de Les Déboirs de Carlita. À 23 ans, elle explore le monde merveilleux – et souvent trompeur – de la beauté et du shopping en ligne. Entre deux paniers Sephora et trois commandes LookFantastic, elle partage sans filtre ses coups de cœur, ses flops, ses routines soin, ses cures testées sur elle-même, et ses avis tranchés sur tout ce qui touche de près ou de loin aux produits de beauté.

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