Je viens de commencer mon traitement sous Curacné et, comme beaucoup, j’appréhendais ses effets. Les premiers jours ont confirmé ce que mon dermatologue m’avait annoncé : ma peau s’est transformée en véritable désert du Sahara ! Après plusieurs essais et erreurs (dont quelques achats impulsifs chez Sephora que je regrette à moitié), j’ai enfin trouvé une routine qui apaise ma peau malmenée. Ce parcours n’est pas toujours facile, mais entre mes prises de sang mensuelles et mon carnet-patiente soigneusement rempli, je tiens bon pour ces quelques mois qui vont changer ma vie.
Pourquoi mon dermatologue m’a prescrit Curacné
Avant de plonger dans ma routine quotidienne, laissez-moi vous expliquer pourquoi je suis sous ce traitement. Après des années à tester des crèmes, des sérums et même des remèdes de grand-mère qui sentaient franchement bizarre, mon acné sévère persistait. J’ai finalement consulté un dermatologue qui m’a prescrit Curacné, un médicament à base d’isotrétinoïne.
Ce traitement n’est pas à prendre à la légère. Il s’agit réellement d’une solution de dernier recours quand l’acné est résistante aux autres traitements. Son action est puissante : il réduit considérablement la taille des glandes sébacées et diminue la production de sébum. Exactement ce dont j’avais besoin après tant d’années à briller comme un diamant sous les projecteurs !
Le suivi médical est intense. Chaque mois, je dois faire une prise de sang pour vérifier que tout va bien dans mon organisme. Pour nous les femmes, c’est encore plus strict avec l’obligation d’utiliser une contraception efficace avant, pendant et même après le traitement. J’ai dû signer un accord de soins et on m’a remis un carnet-patiente que je dois présenter à chaque consultation.
La durée du traitement varie généralement entre 4 et 10 mois selon chaque cas. Dans mon cas, mon dermatologue prévoit environ 6 mois, mais tout dépendra de ma réponse au traitement et des résultats observés. Voici les principales choses à savoir sur ce traitement :
- Il agit en profondeur sur les causes de l’acné
- Les résultats peuvent apparaître dès les premières semaines
- Les effets secondaires sont quasi-systématiques
- Un suivi médical rigoureux est indispensable
- La posologie est adaptée à chaque patient selon son poids
Les effets secondaires que j’affronte quotidiennement
Parlons franchement, les effets secondaires ne sont pas une partie de plaisir ! Dès la première semaine, j’ai senti ma peau devenir incroyablement sèche. Je me suis réveillée un matin avec des lèvres si gercées qu’elles semblaient avoir passé une semaine dans le désert. Un tube de baume à lèvres est devenu mon meilleur ami – j’en ai littéralement un dans chaque sac, sur ma table de nuit, dans ma voiture et sur mon bureau.
Mes yeux sont constamment secs, ce qui rend le port de mes lentilles impossible. Mes cheveux, autrefois plutôt gras, ne nécessitent plus qu’un shampooing par semaine – un avantage inattendu ! En revanche, la fatigue est réelle. Certains jours, j’ai l’impression d’avoir couru un marathon alors que j’ai simplement fait mes courses.
J’ai également remarqué que ma peau cicatrise beaucoup plus lentement. Une simple égratignure peut prendre des semaines à guérir complètement. Et ne parlons pas de ma nouvelle sensibilité au soleil ! Même en mars, je dois appliquer de la crème solaire comme si j’étais en plein été à Bali.
Voici un tableau récapitulatif des effets secondaires que j’expérimente et comment je les gère :
Effet secondaire | Intensité | Ma solution |
---|---|---|
Sécheresse des lèvres | Sévère | Baume à lèvres toutes les heures + masque de nuit |
Sécheresse cutanée | Modérée à sévère | Crèmes ultra-riches + huiles végétales |
Sécheresse oculaire | Modérée | Larmes artificielles 3 fois par jour |
Douleurs articulaires | Légère | Étirements doux et hydratation accrue |
Fatigue | Modérée | Repos supplémentaire + sommeil de qualité |
Ma routine visage sous Curacné
Trouver les bons produits a été un véritable parcours du combattant. J’ai finalement mis au point une routine qui soulage ma peau assoiffée tout en respectant sa nouvelle fragilité. Le matin, je commence par un nettoyage ultra-doux avec un lait démaquillant sans rinçage – oui, même si je n’ai pas de maquillage à enlever ! Les gels nettoyants que j’utilisais avant sont désormais beaucoup trop agressifs.
J’applique ensuite un sérum hydratant à l’acide hyaluronique sur peau humide. C’est une étape que j’ai ajoutée récemment et qui a fait une différence notable. Je termine par une crème hydratante spécifique pour peaux sous traitement dermatologique. Ces crèmes sont plus riches et vraiment conçues pour compenser la sécheresse induite par le traitement.
Le soir, ma routine est similaire mais j’ajoute quelques gouttes d’huile de jojoba dans ma crème. Au début, j’étais sceptique à l’idée d’appliquer de l’huile sur ma peau acnéique, mais mon dermatologue m’a assuré que certaines huiles végétales comme le jojoba ou l’argan sont parfaitement adaptées et non comédogènes.
Une à deux fois par semaine, je m’offre un masque hydratant que je laisse poser pendant que je regarde une série. Ces moments d’auto-soin sont devenus essentiels pour mon moral autant que pour ma peau. J’ai complètement banni les exfoliants et les gommages qui étaient pourtant mes meilleurs alliés avant le traitement.
Pour mes lèvres, j’ai développé une technique en 3 étapes qui semble fonctionner :
- Application d’une fine couche d’huile de rosier sauvage
- Superposition d’un baume nourrissant classique
- Le soir, application épaisse d’un baume réparateur intense
Prendre soin de mon corps pendant le traitement
Mon corps n’échappe pas à la sécheresse généralisée. Sous la douche, j’utilise exclusivement des nettoyants surgras sans savon et j’évite l’eau trop chaude qui aggrave la déshydratation. Je limite mes douches à une par jour maximum, alors qu’avant j’aimais bien me doucher matin et soir, surtout après mes séances de yoga intensives.
Dès la sortie de la douche, j’applique un baume corporel ultra-riche sur peau encore humide. J’ai découvert que c’est le meilleur moment pour emprisonner l’hydratation. Les zones comme les coudes, les genoux et les pieds reçoivent une attention particulière avec une couche supplémentaire de beurre de karité pur.
Côté cheveux, j’ai drastiquement réduit la fréquence des shampooings. J’utilise désormais des formules sans sulfates et j’applique un masque nourrissant une fois par semaine. Mon cuir chevelu, habituellement négligé, bénéficie maintenant d’un soin apaisant spécifique qui a considérablement réduit les démangeaisons que j’avais au début du traitement.
J’ai également abandonné l’épilation à la cire, particulièrement sur le visage, comme me l’a recommandé mon dermatologue. La peau sous Curacné est tellement fragile qu’elle pourrait littéralement s’arracher avec la cire ! J’ai opté pour d’autres méthodes plus douces comme le rasoir électrique avec tête de précision pour les zones délicates.
Cette expérience m’a appris à écouter ma peau comme jamais auparavant. Malgré les désagréments temporaires, je commence déjà à voir des améliorations significatives de mon acné qui me donnent espoir. Après tout, quelques mois de sécheresse sont un petit prix à payer pour espérer dire adieu définitivement à ces boutons qui m’ont accompagnée depuis l’adolescence!